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La Plume Sauvage Editions | « Le son numero un » de Sa*Ra
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« Le son numero un » de Sa*Ra

« Le son numero un » de Sa*Ra

Je n’ai de leçon à donner à personne et c’est peu de le dire. Il ne suffit pas de jacasser trois mots pour en faire preuve en son coeur. Je n’ai de leçon à transmettre à personne si ce n’est le son de votre âme à appeler.

J’appelle en vous ce qui se fend de savoir quoi faire et horripile parfois alentours au point de se camoufler dans une veste qui se retourne au gré des passants.
J’appelle juste, simplement, le son numéro un, celui qui scintille dans vos mains aux jours de grande créativité. Celui qui fait les jardins comme le faisaient les pépés, avec amour de l’ouvrage bien fait. J’appelle en vous ce qui se fait de mieux sur l’échelle de votre grandeur retrouvée.

Je me fais belle pour ce jour de grande fête où chacun refleurit de sa parure la plus insolite, celle qui gît aujourd’hui sous des peaux, des enveloppes qui tirent, qui grattent et demandent à s’envoler, à se rendre à la terre, à l’air, aux éléments qui sauront bien quoi en faire, transmuter et que sais-je encore pour accorder le monde à votre nouvelle mélodie, votre son retrouvé.

 

son de l'âme

Le son numéro un. Changer de bord. Passer du côté des chants, des champs ouverts sur des moissons, des hivers qui honorent vos propres saisons au creux de vos ventres aujourd’hui enfermés dans des poisons qui n’ont plus à être. Vous changez de bord, de fausses passions pour retrouver l’aire primaire de vos raisons de faire, d’accomplir, d’anoblir votre être assoiffé de désirs.

Le son numéro un. Parce qu’il n’y en a qu’un, qu’il n’y en a qu’une, une âme libérée du clandestin, du chacun chacune dans son coin à n’en plus finir de tergiverser sur j’y vais, j’y vais pas dans l’antre ou l’arène qui n’en est pas en réalité.

Le ring, le combat n’existent qu’en pensée outrageuse, outrageante qui ne veut pas en démordre, qui veut garder du terrain et laisser pousser le futile, l’ineffable besoin de remplir la tête de seaux pleins d’une eau encombrée de pourquoi, de comment, de qui, quoi donc et quand et pourquoi pas.. maintenant..
Maintenant tout est dit. Il n’y a plus qu’à faire, prendre le large en soi pour agrandir le terrain de jeu de ce monde qui se meurt que tu ne sois pas là, toi , toi et tes guides, toi et seul, toi et ta lumière, ta vibration si particulière, ton son..

 

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Le son numéro un..

Quand cessera ce concert cacophonique de ce qui n’y est pas, de ce qui passe son temps dans un ailleurs trop occupé pour être soi et rayonner enfin puisqu’il n’y a que cela en fait. Quand cesseront les outrages, les balayages, les propulsions, les congestions, les coiffages, les contorsions, les fausses bases pour aller s’asseoir en paix sur l’autre rivage, à l’intérieur de soi..

Je n’y vais pas par quatre chemins. Je trouve à l’intérieur l’instrument, la musique, le meilleur qu’on sert et tous ensemble à l’unisson, nous hissons les voiles, nous tissons les voies et se tisse le monde. Il se forme et il est nouveau. Il est nouveau l’Homme qui se dit, se dévoile et chante son âme.

Le son de l’âme allume la lumière du monde.

Sa*Ra

Dimanche 10 janvier 17h30 Nouvelle lune

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Texte de Sa*Ra

Photos: source inconnue

Voir la fiche auteur de Sa*Ra

laurence konieczny

La Plume Sauvage, directrice de la publication et éditrice

1 Comment
  • Gautier Pascal
    Répondre

    Comme toujours ,je te lis avec attention et une fois encore ,tes mots transportent le lecteur.
    Ton lecteur n° 1, t’embrasse.
    Pascal.

    5 mai 2016 at 8 h 53 min

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