J’écris. Je ne peux qu’écrire, encore et encore. C’est ma petite fille intérieure qui me le demande, depuis que j’ai rouvert mes cahiers d’écolière ce week-end. Je veux lui être fidèle, lui offrir ce dont elle a toujours voulu faire et rêver : écrire, simplement écrire. Mais quand elle m’a rappelé pourquoi elle a toujours voulu écrire – le vrai pourquoi, ce pourquoi profond que je sais intrinsèquement mais que j’ai tendance à oublier ou à ne pas vouloir entendre, parce que c’est si douloureux parfois… – je me suis coulée dans un torrent de larmes…💖« Je veux des poèmes soufflés à l’haleine fraiche du Prince Bien-aimé.

💖« Je veux que tu écrives des poèmes d’amour, des cantiques divins, des chansons mystiques et que surtout, tu les diffuses comme des baumes, des parfums, des essences pour les cœurs amoureux et les âmes sœurs qui se cherchent. »💖

Oh ! Ma belle chérie, je sais que j’ai enfoui cela si profondément. Je lutte encore pour ne pas « exposer » cela à la lumière, et pourtant, tu as raison, je suis une poétesse amoureuse et mystique dans l’âme.
Ainsi, je m’y engage : je vais désormais publier mes poèmes, mes prières et mes louanges.

Oh ! Ma belle chérie, je te vois encore écrire à la lueur de ta petite lampe, en secret, dans le creux des étoiles et bercée par la lune.
Tu ne dors pas, car tu veilles.
Ton âme attend le Bien-aimé.
C’est de ton enfance que je garde mes insomnies : je veille le Bien-Aimé.

Tu l’as aimé quand il a commencé à venir te parler tout bas, dans ton cœur. Il te parlait et c’était une rivière qui coulait dans ta gorge, une étoile qui brillait sur ton front, un bouton de rose qui palpitait dans ton ventre.
Il était si beau dans sa chemise d’or.
Tu te saoulais de ses parfums.
Il t’a dit qu’il était avec les anges et un jour, il a disparu.

Oh ! Ma belle chérie, oui, j’entends ton amour de petite fille.
Je sais combien c’est douloureux de perdre le Prince de l’Amour et de ne le voir jamais arrivé.
Je sais que tu grandis dans cette attente – sans fin – de Celui qui viendra un jour entonner le Chant sacré de l’Amour.
Tu l’as entendu plus d’une fois au fond du jardin, mais à peine sortie, il a disparu et ton attente s’est transformée en si grande peine que tu as tout fait pour l’oublier, mais tu n’y as jamais réussi.

Oh ! Ma belle chérie, tu écrivais si souvent.
Tu as traversé le Pays des Morts pour le retrouver – plus d’une fois, plus d’une vie -, tu as traversé le Pays des Brumes et des Rêves.
Tu es amoureuse du grand Absent.

Tu le sais, j’ai toujours été fidèle à cette quête.
Je l’ai cherché toute ma vie, mais hélas, je me suis perdue bien des fois.
Inlassablement, j’ai cherché mon Roi dans les yeux des hommes et dans leurs feux, je m’y suis consumée plus d’une fois, et je ne l’ai point trouvé.
Je suis devenue une droguée de l’Amour.
Plus d’une fois, ma vie s’est arrêtée, quand IL est parti. Le souffle coupé, la vie m’a déserté. Je suis restée étrangère au monde, bizarre et passagère.
A chaque rencontre, à chaque éblouissement, jaillissaient des centaines, des milliers de pages.
Je n’ai jamais cessé d’écrire un nombre infini de lettres d’amour, de cantiques amoureux, de louanges érotiques, des poèmes jaillis des unions avec mes amoureux.

Écrire, c’est ma louange au Prince Bien-aimé.
Je n’ai écrit que pour cela : m’unir au Bien-aimé, louer le Bien-Aimé, lui envoyer mes plus belles lettres d’Amour.

Aujourd’hui, après bien de traversées du désert et de tribulations amoureuses, je suis libre.
Il y a 9 mois, j’ai choisi de quitter mon compagnon de route, pour vivre seule, chaque jour, dans la pleine présence en moi-même, mes louanges et dévotions au Bien-aimé.

J’écoute battre le tambour de mon cœur.
Chaque jour, je brule de LE rencontrer.
IL est là, il m’attend, dans ma Chambre.
IL ne m’a jamais quitté.
C’est moi qui l’ai déserté.

Le Miracle est là, chaque jour, chaque instant.
Quand j’ouvre mon cœur, IL se tient là, dans sa toute Beauté.
IL n’a jamais été aussi prêt avec sa crinière d’or et son souffle de cheval, ses reins puissants et son étoile au front.

💖Son apparition 💖
– une seule –
et je suis sauvée.

Laurence