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La Plume Sauvage Editions | « Elle et l’ange » de Sa*Ra
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« Elle et l’ange » de Sa*Ra

« Elle et l’ange » de Sa*Ra

« Il lui faut renaître de ses cendres. Il lui faut dépasser ses fausses croyances, aller au-delà de ses limites, dépasser les fossés imposés au coeur de soi, laisser jaillir en elle les réjouissances. Le temps du retour sur soi est venu. Laisser parler les anges à travers soi et recevoir d’eux en cadeau quelques plumes, offrandes des cieux malicieux. » dit l’ange.

« Je ne veux rien que te recevoir, t’accueillir en mon sein. Assise en moi sur la terre, je m’enracine. Mon regard s’enflamme pour le son de ta joie. » dit-elle en vibrant, au coeur de sa propre nature.

Merci aux femmes qui osent.
Merci aux hommes qui ont su voir la beauté des femmes avant moi.
Merci à la nature qui veut bien renaître de ses cendres.

La nature me pardonne tout. A quoi bon l’offenser, à quoi bon m’offenser en restant sur le bas côté de moi-même comme si de rien n’était, comme s’il suffisait de se taire, de se terrer et laisser passer le temps comme il fait.

Et moi? Est-ce que je peux me pardonner de m’être si peu pardonnée? Est-ce que je peux me pardonner de m’être offensée par mes préjugés envers moi et la vie comme elle est, et d’avoir tant voulu la changer parce que je sentais quelque chose qui clochait?

Oui quelque chose n’allait pas avec ce que je croyais pouvoir être vrai et qui pourrissait dans les arrières-cours oubliées. Je voulais m’enraciner et je criais à l’insolence du monde qui m’en empêchait.

Et c’est ce que j’aimais croire aussi pour ne pas avoir à lutter, par peur, comme si je sentais que l’ayant déjà fait, en enfance ou ailleurs, on pouvait de nouveau me sacrifier pour cela, m’étriper, me faire taire encore et encore.

Alors je m’évertuais à rester passive, attendant le jour qui serait le nôtre pour aller manifester la beauté, sans avoir à défiler dans les rues ou revendiquer. Je me prélassais me direz-vous. J’attendais patiemment le moment venu où nous regarder dans les yeux, nus, ne nous heurterait plus, mais caresserait nos âmes réconciliées.

Les draps tombent. Les voiles se lèvent. Le vent souffle et bientôt nous voguons sur de nouveaux flots dont les vagues sont celles de nos douceurs partagées par le coeur.

Que nous faut-il de plus pour oser chanter dès maintenant nos louanges?

 

 

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Texte de Sa*Ra

Photo: source inconnue

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laurence konieczny

La Plume Sauvage, directrice de la publication et éditrice

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