Dans la nuit lente, dans l’hiver, je berce mes soleils
Je vais à pas menus vers le mouvement annoncé qui m’effraie
et m’enivre pourtant
Il appelle des collines, il appelle des passions, ce mouvement si pénétrant qu’il réveille ma moelle et terrifie mon âme
La lune haute et ronde, pâle et désordonnée, m’apprend la révolution des cœurs
Je suis adossée à la terre, ancrée dans les vagues
Et mes yeux captent mal la froide obscurité des altitudes
J’ai peur, mes contours disparaissent sous les coups du présent
Mes contours si tranquilles qu’ils m’ont appris à vivre sans voir
A dévorer sans goûter
A dormir sans repos
Ils s’effacent et mon ombre s’écroule
J’ai de la peine
J’ai du chagrin
Ma peau picote et mes doigts retiennent un sable gras
Minuscule sous les coups du réveil, j’ai bien peur de me révéler
J’ai de la peine
J’ai du chagrin
Quitter le repos n’est pas si facile

*

C’est comme une danse, disent-ils
C’est comme une danse
Mais d’où vient la musique ?
Patience, me disent-ils. La révolution lente arrive, tu vas apprendre à vivre
Du nouveau
Si tu appelles la lune, ses rayons te répondent
N’oublie pas simplement, qui tu es
Au moment de la révolution lente
Patience, me disent-ils
Tout arrive à point nommé, tiens toi prête
C’est comme une danse
C’est comme une danse

Auteur: Pascale

Photos: www.artbygaia.com

Voir la fiche auteur de Pascale