La Plume Sauvage Editions | Chrysalide d’un temps nouveau de Petite Plume
1988
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Chrysalide d’un temps nouveau de Petite Plume

Chrysalide d’un temps nouveau de Petite Plume

Dans la Chrysalide de mon âme … Chrysalide d’un temps nouveau enfermé quelque part dans un passé bouillonnant de futur… L’attente… Indescriptible.
Latente cette femme dans mon cœur de petite fille.

Elle a su survoler cet espace lourd et tortueux dans l’imaginaire joyeux de son enfance, qu’elle a créé jour après jour. Créatrice, endurante cette flamme , elle a su accueillir larmes et désespoir d’une époque dispersée en morceaux… Morceaux de solitude et de masques flétris… Flétris par les vents, par la pluie, par les lames affutées des égos distortionnés… Écrasés sous des carapaces de souffrances indicibles… Se nourrir de palliatif, fuir en se gavant, se gaver d’échappatoires farfelus ou accepter la douleur. Oui l’accepter. Et la traverser coûte que coûte pour vous montrer l’intérieur caché derrière. La grande traversé provocatrice, je l’ai faite mais pas pour moi, moi je me suis laissée sur le bas côté, petit moi j’étais comme une petite cage en verre protégeant une petite bougie a 2 doigts de s’éteindre .

Éraflée mais silencieuse. Observer et démasquer , se retirer, surgir, transpercer, dévaster s’il le faut. Parfois, j’ai su aller trop loin, aussi loin que le tolérer est trop souvent intolérable.
J’ai crié sans bruit et j’ai dit non quand on attendait que je dise oui… J’avais mal mais c’était pas le problème.

Je voulais faire ressortir ce qui transpirait. Ce qui débordait en cachette. Ce qui dégoulinait derrière les faux sourires et les faux  »ça va ». Oui je vous ai vu et je vous aimais encore mieux en dessous que recouvert de si vieux pardessus..

Guérir votre peine, la mienne, la notre , décortiquer l’ensemble, rassembler l’injuste, pour permettre d’ajuster ce qu’on peut encore, là maintenant, tout le temps et si on trouvait la porte de sortie. Vous n’avez pas aimé m’entendre dire, vous n’avez pas aimé me voir flétrie révéler, révélant ce qu’on ne peut ou ne dois dévoiler. La vérité.
A contre courant , seule, je vous ai tous laisser partir mais j’ai laisser ce parfum de liberté derrière moi que vous ne sauriez oublier.

Alors seule je suis restée, même entourée, et c’est en moi que j’ai chercher à nous aider… Par amour, j’ai suivi l’appel de mon âme, comme on court derrière un papillon. J’ai trouver un gouffre plein de vous , plein du Monde, plein de toi mon amour, plein de morceaux de petits moi froissés, plein de monstres désorientés et d’émotions interminables, des frissons, des implosions, des cauchemars poignardant , des idéaux qui font mal inatteignables je croyais, écroulée, anéantie dans cet espace mental… Des rêves à n’en plus finir mais je suis là coincée, idiote, minuscule, irréaliste.

Petite flamme est devenue feu brûlant, cette impatiente, il a fallu la dompter… Comment l’exprimer sans la déverser violemment, comment rester calme comme avant avec tout ça en plus là dedans…

 

Texte: Petite Plume
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laurence Plume sauvage

La Plume Sauvage, directrice de la publication et éditrice

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