La Plume Sauvage Editions | « Chrysalide » de Sa*Ra
1986
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« Chrysalide » de Sa*Ra

« Chrysalide » de Sa*Ra

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Je n’ai plus envie de suivre mon coeur là où il ne voudrait pas m’emmener.

Je cherche désespérément une issue de sortie de ce stratagème éconduit qui consiste à affermir ses positions sur un siège bidon.

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Je cherche désormais à laisser jaillir le vrai pour que jamais ne se fassent au grand jour, des détours qui contrefassent les alentours en subjugations étranges rendant méconnaissables les paysages du ventre.

Je cherche désormais à quitter les palais qui subjuguent pour ceux qui enchantent et retiennent mon attention tournée vers le retour de l’amour.

Sur terre, il y a des détours, des fractures, des calembours, qui cassent l’énergie ondoyante des cieux en miracles éconduits. Les tristes aïeux se tordent les doigts sur des serrures qui aimeraient tourner d’un cran pour ouvrir et rendre à la lumière leur pouvoir de faire, aux hommes et aux femmes en fer.

J’accomplis bien des choses en changeant mon regard simplement, en aimant ouvrir le torrent d’amour et de compassion sur mon propre corps en ébullition d’être et de vouloir faire.

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Alors je change les pendules. Je raccroche les bagages. Je me fais lègère et j’aborde un autre rivage qui me conduit là où, sage, je suis, et m’attends sans trop attendre, car je m’y attends, de tous temps, à ce passage.

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Alors rien ne presse si ce n’est ton citron que tu t’offres en explosions acides de pressions. Tu remets au lendemain ce qui urge en ton sein de laisser grandir. Tu remets au lendemain et tu captes en retour instantané, la pression, le citron écrasé de ton jus de pensées tous azimuts, chercheuses, renifleuses, qui refusent de capter l’indicible au coeur d’une idée simple.

L’évidence te fait peur. Tu la ratatines au coin d’une tartine dont tu t’étouffes pour ne pas garder en esprit le reflet de la beauté que tu as entr’aperçue, et qui pourrait nourrir, réveiller, révéler la personne que tu es.

Alors tu ouvres la goule face au vide, comme un cri jamais percé, et tu enfonces la tartine pour que jamais l’on ne sache ce que ce cri aurait pu ouvrir, transpercer, illuminer, caresser en dernière instance, puisque tout ce qui est, n’est ni bon ni mauvais, mais juste caresse à la chrysalide que tu es et qui…

Et qui cherche à ouvrir pourtant, à percer du bout de son nez chercheur de fouine, à l’odeur, aller goûter le monde tel qu’il est. Et tu cherches un peu, et tu retournes à l’intérieur, là où tout est en ordre, ou tout au moins est-ce ce que tu crois. Un bureau, un tas de papiers bien rangés ou dérangés, des choses connues que tu peux toucher, reconnaître, identifier, caresser…

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sa-ra chrysalide
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Et pourtant la caresse se fait étrange. C’est comme si cet environnement que tu connais avait changé. Déjà changé? Oui, déjà changé. Si vite? Oui, si vite. Depuis si longtemps moi aussi? Oui, depuis si longtemps toi aussi.

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Et tu reconnais cette voix intérieure qui te parle du cocon où tu es depuis si longtemps et où, si vite, tout change, sature, s’agglutine, transpire, suinte, dégouline, déforme toute chose autour de toi et te pousse à percer, percer ce mystère qui creuse dans ton coeur un puits, une coupe nécessaire à cet anoblissement de toi, dans la grandeur d’un jour, aller au-delà du connu.

Et jaillir. Et sortir la tête. Et voir le soleil, la lumière. Et te laisser recevoir ses particules.

Juste. Etre là. Lézard presque sonné par trop de chaleur d’un coup. Juste. Rester là. Voir. Où je suis. Non. Je respire. Oui. Je respire. Je sens en moi que tout est, qui me permet cela, respirer. Alors je remercie et j’aime cela. Respirer, remercier, aimer. J’aime cela. C’est aussi simple que cela.

Qui suis-je? Chrysalide? Papillon? Je ne sais pas encore. Je respire. J’aime cela. Et j’écris.

SA*RA 18 novembre 2015 11h

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Texte: Sa*Ra

Crédit Photos: Sa*Ra

 » Nomadine écoutant ma voie, je l’ai trouvée tout au fond de moi. Faiseuse de jardins porte-parole de tous les parfums, diseuse d’aventures intérieures aux parterres toujours fleuris, écriveuse de chants caressés, semés, que ma pensée récolte pour le partage des possibles, je me sens Nomadine entre les mondes. Ma simplicité pourrait vous faire fuir alors de moi je veux recueillir la précieuse parole, la perle que je porte et qui mit tant d’années à briller pour nous. Nomadine cherchant ma voix, je l’accueille à ma source. »

Retrouvez la page Auteur de Sa*Ra

Ce texte est un écho à une invitation d’écriture libre et sauvage de l’article « Dans la chrysalide de mon âme, la Plume Sauvage est née ».

Que vous inspire la Chrysalide? Quels projets, quelles créations, quels trésors avez-vous mis dans cette chrysalide? Comment percevez-vous le Temps de l’âme?  Les saisons de l’âme? A quoi ressemble cette femme à venir/avenir?

Vous pouvez vous aussi faire écho à Sa*Ra…

laurence Plume sauvage

La Plume Sauvage, directrice de la publication et éditrice

2 Comments
  • Sa*Ra,, ta plume est belle. La chrysalide explose dans sa magnificence.
    Continue ton accomplissement, exultes ce qui doit naître et paraître aux yeux des nantis d’Amour en souffrance, enfermés dans leur propre aisance insouciante au fond d’un Coeur brisé par un monde qui les a emportés. De ta plume, participe à ton gré au réveil des consciences. Tiens ta plume et vole dans ton envol, montre la face caché de l’homme et rouvre son Coeur.
    Fabrice

    5 décembre 2015 at 2 h 50 min
  • pascal gautier
    Répondre

    Sandra, j’aime son style poétique et physique en même temps où les mots sont affûtés comme des outils.
    Il n’y a pas de concession dans son écriture et je sens encore plus maintenant son envie de nouveau départ.
    Son style tendre et brutal nous rappellent que la vie est emplie de chimères et nous y trouvons tous un morceau de nous.

    C’est une plume envoûtante et bouleversante, vive, sensuelle et aussi charnelle.

    Cette soif de vivre, d’amour et de partage, il faut en profiter et à notre tour et la partager.

    5 décembre 2015 at 12 h 13 min

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