Nouvelle Année de Dorothée Alliot Gonçalves

Nouvelle Année de Dorothée Alliot Gonçalves

Laisser couler l’eau, me laver sous elle.

Laisser passer sur moi les restes du passé,  les scories, les bouts de moi calcinés.

Laisser aller, dans le flux de la rivière, mes cendres fertilisant les champs voisins.

Laisser aller et faire de la place, grand nettoyage du 31 décembre.

Me doucher sous la cascade claire et revigorante du 1er janvier.

A l’aube fraîche du cycle nouveau, danser dans la rosée, les pieds nus.

Me rendre transparente, fluide, translucide,

Laisser passer la lumière.

Laisser entrer l’espoir, l’avenir comme un présent.

Laisser entrer les tout est possible.

Les laisser s’installer où ils veulent, en moi.

 

Ouvrir grand les bras et chaleureusement prendre la nouvelle année dans mes bras.

Lui faire des bises, la regarder dans les yeux.

Qu’allons-nous faire ensemble, toi et moi, amie ?

Dévaler les collines herbeuses comme des folles en riant ?

Escalader les pentes raides, tremblantes de fatigue ?

Rester allongées, immobiles, regardant le ciel, comptant les nuages, leur trouvant des formes ?

 

Nous ne savons pas encore de quoi nos jours seront faits…

Mais nous savons que nous serons ensemble, mon année et moi.

La main dans la main.

Mon cœur battant pour elle. Elle, me donnant son temps. Nous y allons.

 

Nous  dessinons déjà des courbes gigantesques, comme des rubans qui, à chaque seconde, se déroulent un peu plus, en spirales.

Et nous allons, selon notre cœur et sur l’un et sur l’autre, et sur d’autres encore, sautillant, légères.

Et de pas en avant, en pas de côté, au gré de notre fantaisie et de notre insolence, nous marchons dans notre destinée, en mouvement, vivantes.

Complices, mon année et moi, vibrons l’une pour l’autre d’un grand Amour.

 

Je vous souhaite, à votre année et vous, de vivre et vibrer ensemble.

 

« Ode à la vie » de Maatïani

« Ode à la vie » de Maatïani

Toi qui me porte, qui m’inspire, qui m’insuffle,

Ton souffle créateur de vie,

Je te rends grâce,

Du fonds de mon cœur,

Du fonds de mes entrailles de Femme,

Du fonds de mes cellules alchimie créatrice,

Je te rends grâce,

Je me laisse porter par ton mouvement créateur en moi et autour de moi,

Je te rends grâce,

Je te rends grâce pour tout ce que tu es,

Pour tout ce que tu m’apportes à chaque instant,

Je te rends grâce,

Je me laisse traverser par toi,

Tel un baume guérisseur, activer dans mes cellules,

Qui m’invitent à enfanter de l’être que je suis,

Je suis et je te rends grâce,

Je te rends grâce dans l’ici et maintenant,

Je te rends grâce à l’aube des temps passé,

Et à l’orée des chemins du présent,

Je te rends grâce,

Je te rends grâce dans les regards croisés,

Dans les paroles du cœur partagées,

Dans l’essence de vie créée en communion

Avec cette Terre que j’aime,

Je te rends Grâce,

Je te rends grâce d’être la Vie,

La vie en moi,

Qui s’écoule telle une rivière d’amour,

Partout dans mon corps,

Je te rends Grâce par mon corps fertil,

Mon corps vibrant,

Mon corps en mouvement,

Je te rends grâce,

Je te rends grâce par mon cœur qui frétille d’amour,

Qui pétille depuis tous ses temps et ses dimensions de mon être,

Je te rends grâce,

Je suis et je te rends grâce.

 

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Un texte de Maatïani

Peinture vibratoire: Maatïani

Voir la fiche auteur de Maatïani

« L’enfant intérieur de Saint Petersbourg » de Dorothée Alliot Gonçalves

« L’enfant intérieur de Saint Petersbourg » de Dorothée Alliot Gonçalves

Je respire profondément et j’y vais. Tout lâcher. Laisser aller mes doigts sur le clavier, laisser aller ma vie là où elle doit aller, laisser aller mon cœur dans toutes ses expériences.

Ce soir, tout s’emballe. J’ai envie et besoin de tout dire en même temps, et dans ma poitrine, je sens que ça s’agite. « Je veux sortir en premier ! »  « non, moi d’abord ! »

Au dehors, c’est la liberté, le vent dans la steppe, les grands espaces vierges. Ce soir, j’ai envie de faire un pas de plus sur ce territoire qui est le mien, aller à ma rencontre.

Je suis la reine d’un royaume que j’ai connu il y a bien longtemps et que j’ai perdu. A l’époque, je posais sur mes épaules une jupe de velours turquoise qui devenait ma cape. Je régnais dans mon monde, dans un palais très beau que moi seule connaissais et où je me sentais bien. La jupe de velours turquoise n’existe plus, et mon palais a disparu. J’ai grandi.

Mais ce soir, c’est le moment de voyager en enfance, de laisser revivre la petite fille créative, artiste, rêveuse que j’étais. La première à sortir là voilà. Je m’appelle Odessa.

Ce soir, je suis tsarine. Je danse sur le parquet ciré de mon palais d’hiver à St Petersbourg. C’est un palais vert et blanc. Par les grandes fenêtres, je vois tomber la neige sur la Neva et scintiller les colonnes. Les coupoles des églises s’arrondissent dans le ciel et il me semble qu’elles dansent avec moi. Des flocons doux se mêlent à mes cheveux et aux plis du velours bleu de ma robe. J’y suis.

Tout brille autour de moi, les ors des lustres, des miroirs, des carafes. Je danse dans les odeurs de rose, de pomme, de cannelle et d’encens.

J’ouvre les fenêtres et le froid me prend. Il m’emmène avec lui dans les nuages, m’enveloppe d’une couverture merveilleuse de petites étoiles sur fond d’espace. Je ne suis plus qu’un esprit en extase.

Au loin, j’entends la harpe et le violoncelle et toute une ronde de violons qui m’appellent « tu nous manque, reviens ! ». Je ris. Petite princesse vêtue de nuit et de vent.

Je ne veux pas redescendre déjà, non. Je veux voir plus loin, au-delà de l’île Vassilievski, au-delà de la Baltique, au-delà du grand Nord. Et voir à l’intérieur des grandes glaces du fond des âges. C’est de là que je viens, petite fille de l’hiver.

Chercher les glaces arc en ciel, me blottir contre elles comme une enfant privée de sa mère depuis l’éternité. M’abreuver de couleurs, de nacre et d’opale, m’en faire des colliers. Et puis bercer mon cœur d’enfant au chant doux des cristaux qui murmurent une berceuse : « dors, dors mon enfant, ta petite mère est là, près de la fontaine ».

J’ouvre les yeux et je la vois, telle une icône, auréolée d’or, parée de pierres précieuses. Elle penche son visage, cherche mon regard et me retrouve dans mon océan de solitude. Sa peau est fine et claire, j’y vois en transparence l’histoire de sa vie, l’histoire de la vie, l’histoire du monde.

 

 

 

Les faïences et les émaux s’envolent en ballet, tournoient et se posent, dessinant sur les murs de nouveaux dessins jamais imaginés. Ils ont la couleur du rêve et le velours de la tendresse. Des bougies s’allument et éclairent un nouveau ciel parme. Des cygnes déploient leurs ailes d’étain et de vermeil. Il pleut des gouttes d’ambre, rayonnantes et translucides.Puis tout s’apaise.

C’est ici que je veux vivre, c’est ici que la symphonie de ma vie résonne, juste et subtile.

Et c’est ainsi que dans le creux de mon cœur, on trouve désormais un palais, des lacs gelés, des flocons d’argents, des branches de houx, des lettres cyrilliques et Odessa qui danse. Et dans ce décor précieux tel une iconostase, je m’agenouille devant ce visage qui est devenu le mien.

 

Texte de Dorothée Alliot Gonçalves

Photos: Source inconnue

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« Aphorismes et autres pensées poétiques #3 et 4  » de Brune de Lys

« Aphorismes et autres pensées poétiques #3 et 4  » de Brune de Lys

3 In/out

 

Le sens du dedans, dehors… le sens de ce qui rime.
Le sens de l’arc des cils, des avantages d’être. Juste là.
Ici au moment ou je pose le tout, les cailloux des mon autel s’imposent au besoin des mystères.
S’allègent des acrobaties sans nom
Peut-être, faut-il s’évader des pourquoi pour refaire les choix.
Peut-être, faut-il s’abandonner au bruit qui coule le long des parois de nos souffles.
Je me laissais aller à la pluie changeante jusqu’à perdre la vue que j’étais dans l’âme à la dérive…
J’ai tout à peu près fait, et pourtant, on ne maitrise rien excepté l’urgence, l’appel qui fait violence, qui demeure niché dans les plis de nos vies.
Ce qui perd patience, ce qui fait palir, ce qui prend fait rougir.
Le seul point d’ancrage que je connaisse est celui qui ravive non les plaies mais la joie presque dérobante parfois de tout attrait ou seulement accourent les fantassins des intimes.
Furieuses, impétueuses, déchirantes ou tendres.
Je ne veux être à la mode que des ivresses, des débordements, des naufrages, de grâce.

 

4/ Il y a

 

Il y a des retours qui ne finissent jamais

à l’écart des autres embrassés, évolués,

à l’écart de ce qui n’est pas,

à l’écart des êtres inanimés, je nous vois…

Je tatônne, cherche ce qui peut réfléchir, correspondre…

D’où viens-tu amertume?

D’où viens-tu précipice, ou se niche l’armistice?

D’où vient le regard qui se noie, berce, abrège, abreuve?

Avant toute chose, je me suis souvenue, puis j’ai oublié… les pertes, les luttes, les fracas…

Mon dieu, faite en sorte que je sois toujours assez forte pour avancer dans les plis de la vie.

A présent, il est temps de renouer là ou la prière s’élance. Là où les âmes demeurent, il ne reste aucune heure de répit.

Là ou les corps s’endorment, il demeure le flottement d’un parfum

là ou je me suis perdu,  j’ai retrouvé le sens

là ou je perds le fil, peut être un jour je retrouverai l’accord… sans attendre seulement uniquement la surprise.

Aspirer à la perle de l’être qui verse son meilleur lait. J’aurais tant aimé tout dire, je suis partie, je suis revenue, sonnant le rappel.

Les dieux se font petit à petit dans l’antre des approximatifs se font et se défont sans qu’on puisse rabâcher, s’ouvrent s’évertuent

Faites que je comprenne les demeures serviles, que j’érode les habitudes amères, que je n’oublie pas les rues sans détour, les rues qui inventent les heures ou culminent les aubes non hostiles… j’avais deviné à travers les heures plaquées les pauvretés qui incombent les pourpres, à cet heureux vide qui fait que le monde puisse tourner encore.

J’ai peut-être entrevu ce qu’était une folie, celle qui libère, j’ai enfin entendu ce qui révèle…

 

 

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Un texte de Brune de Lys

Photo: source inconnue

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« L’Amour, source de toute chose » de Emma Grillet

« L’Amour, source de toute chose » de Emma Grillet

L’amour, source de toutes choses, l’amour origine de ce que nous sommes

*

L’acte d’Amour est un acte de dévotion auprès de notre propre divinité intérieure.

L’acte d’Amour est un acte d’humilité auprès de notre propre essence de soi.

L’amour porte différentes facettes tel un diamant. Il n’y a pas un jour, sans qu’un être humain soit en manque d’Amour mais il n’y a pas également un instant sans qu’un être humain soit dans une offrande d’amour. Nous pouvons voir le verre à moitié plein ou à moitié vide.

L’amour est partout. Nous respirons l’Amour. Nous sommes AMOUR.

Il est important de se rappeler de réentendre, de méditer et de prendre un temps de reconnaître le joyau d’AMOUR QUE NOUS SOMMES. Car plus nous viendrons nous reconsidérer dans la pureté de notre essence, plus nous serons à même d’offrir ce qui est dans la justesse.

Il n’est plus l’heure d’offrir dans la gentillesse pour être aimé, de donner dans l’attente de recevoir, de poursuivre à cultiver la culpabilité parfois inconsciente, nous initiant à des actes, en apparence bon, mais dans la profondeur de l’action intéressée pour minimiser notre culpabilité.

Nous sommes invités au don gratuit de ce qui est.

*

La verticalité et la confiance à la source Mère terrestre et la source Père divin est importante. Afin que cette force d’amour jaillissant de nous prenne racine en nous dans ce que nous sommes et non dans ce que nous avons acquis. Ce que nous sommes, a toujours été et demeurera toujours LA source du divin en nous. Cette source est inépuisable et se recharge à chaque instant. Il nous appartient de choisir de s’y connecter afin de quitter les illusions du manque, de la dépendance et de la peur. Nous pouvons choisir cette consécration à la lumière source en nous.

Que nous soyons femme ou homme, que nous soyons enfant ou adulte, cette source nous habite. Quelques soient nos croyances religieuses, quelques soient nos principes, nous sommes issus de cette source, nous la respirons et fondamentalement seule celle-ci peut nous unir, nous éveiller, nous combler, nous remplir, nous guider, nous aimer, nous réparer et nous transformer.

Nous nous sommes créé être vivant, issus de cette source d’amour dans la pureté de l’amour.

*

Ainsi, voyons-nous, des êtres d’amour, des êtres divins, non, dans un schéma réduit à nos comportements où nos actions pourraient valoir des points (cessons l’action intéressée) mais revenons dans le bain d’amour et de lumière, nous permettant d’agir dans la simplicité de soi-même en union et en accord auprès de la vie.

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Un texte de Emma GRILLET

Tantrika et channel

Photo: Source Inconnue

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« Le mariage interieur, voie véritable de l’amour veritable conscient  » de Nathalie Sadok

« Tsaddé finale annonce la fusion merveilleuse du féminin et du masculin dans les Noces du Nouveau,

dans la remontée des deux serpents entrelacés du caducée qui ne font plus qu’un ».

 

 

Carte extraite du « Tarot des Lettres Hébraïques » de Marie Elia

 

 

Une quête d’Amour omniprésente

 

La quête de l’Amour est présente partout.

Beaucoup de personnes cherchent et attendent de la vie un bonheur en provenance de l’extérieur, l’Amour extérieur à leur être,

On attend l’amour, on attend l’autre,

On attend que l’autre nous révèle, on attend d’être aimé,

On attend un sauveur, une sauveuse aux multiples visages.

 

Que cache donc cette quête? 

 

Un manque, un vide que l’autre pourrait combler ?

Des qualités absentes en soi mais présentes chez l’autre?

Un amour extérieur à soi, le seul qui pourrait apporter le bonheur, restaurer l’amour de soi, guérir ses blessures et combler ses manques ?

Admirer et idéaliser l’autre en se coupant de son propre accomplissement ?

Une vie par procuration à travers celle de l’autre ?

La peur d’oser vivre et de suivre son propre chemin ?

La peur de la vraie rencontre en la rêvant, au lieu d’oser la vivre ?

 

La séparation et la dualité originelles

A l’origine une séparation intérieure a pris place : d’un côté l’homme Adam le masculin, de l’autre la femme Eve le féminin.  Ils ont partagé et vécu l’Amour, à la fois deux et Un. Ils étaient deux soleils complémentaires, un Amour splendide et parfait.

Puis le 1er Adam et la 1ère Eve voulurent connaitre la dualité : Bien/Mal. Dès lors, la femme oublia qu’elle était un soleil et devint lune. L’homme resta l’unique soleil, confina la femme dans son rôle de « mère humaine » pour régner sur le monde, détournant ainsi le feu créateur de la femme.

Si on s’en réfère au mythe de Lilith, la 1ère femme d’Adam, ce mythe révèle toutes les peurs d’Adam qui les ont conduits aux conflits puis au départ de Lilith.

Leurs conflits portaient sur ce qu’Adam avait du mal à accueillir et à accepter : sa revendication d’égalité, sa domination sexuelle, son choix de la contraception, sa puissance féminine et sa liberté.

C’est ainsi qu’il a choisi en 2ème femme, Eve, plus passive, plus docile et soumise.

La sexualité de Lilith  et d’Adam était tournée vers l’intérieur alors que celle d’Eve et d’Adam était tournée vers l’extérieur (la procréation).

Lilith et sa force solaire ont été diabolisées ôtant à la femme sa polarité masculine, empêchant la femme de pouvoir unir en elle « Eve et Lilith » mais aussi d’intégrer et d’incarner sa puissance créatrice.

Et le souvenir si fort laissé de l’amour « originel » partagé a conduit l’homme et la femme à vouloir le revivre. Il les a toujours poussés l’un vers l’autre dans cette quête éternelle « des retrouvailles » tant attendues.
La femme s’est sentie davantage « incomplète », elle a cherché en l’homme et attendu de l’homme ce qu’elle ignorait avoir ou pouvoir développer en elle-même.

Des femmes ont ainsi cherché à combler leurs manques et sont entrées dans une quête de perfection extérieure : l’homme idéalisé.

D’autres femmes sont entrées dans la revendication de leur égalité et/ou en guerre contre le masculin, en se coupant de leur féminin profond et sacré. Elles se sont ainsi éloignées des valeurs universelles d’Amour et de Sagesse qu’elles portent en elle.

Les relations fusionnelles ou basées sur un rapport de pouvoir (dominant/dominé) ont alors pris place entre hommes et femmes.

Le patriarcat a honoré et célébré la femme lunaire, ne laissant aucune place à la femme solaire.

La puissance de la femme a fait peur à l’homme. L’homme a ainsi gardé et maintenu au pouvoir ses forces solaires qui ont dominé le monde.

L’homme et la femme sont désormais invités à réconcilier en eux leur masculin et  leur féminin (leurs forces solaires et leurs forces lunaires) pour cheminer vers leur unité intérieure.

Ce mariage intérieur les ouvre à l’amour profond de leur être. L’amour véritable conscient entre 2 êtres ayant cheminé vers leur complétude est alors invité à prendre place.

Cet amour développé pour leur être leur permet également d’accéder à une sexualité nouvelle.

 

Le Couple Intérieur de l’homme nouveau et de la femme nouvelle

 

Le chemin de l’homme d’aujourd’hui se traduit par le désir de conjuguer force et sensibilité, force et douceur, force et instinct, senti et action.

Il est invité à s’ouvrir à ses qualités féminines, à honorer ce féminin en lui, et avant toute chose à l’accueillir et à l’accepter.

Le chemin de la femme consiste à unir en elle tendresse et force, douceur et action, réceptivité et créativité, Eve et Lilith (l’indomptable sauvage), l’aimante et la désirante, la sage et la fille de joie vivante, l’accueillante et l’initiatrice, la jeune fille vierge et la femme féconde, la tendre et la sauvage.

La femme peut vivre et être toutes les facettes de « La Déesse ».

Femmes et hommes sont invités à guérir de leurs blessures intérieures. Il s’agit là d’une guérison intérieure, « la guérison du cœur » grâce à l’amour profond et véritable de leur être.

En accédant à un juste équilibre entre leur féminin et leur masculin et en unissant en eux ces forces complémentaires ils cheminent vers cette Union d’Amour en leur être.

Tout un héritage d’années de patriarcat  dont chaque homme chaque femme doit se délester :

L’homme guerrier qui tient « l’actif » et « le pénétrant » de « l’épée »

Et la femme qui représente « la douceur et la réceptivité » de « la coupe ». 

Il ne s’agit pas là d’une quête revendicative, il est question au contraire de quitter tout enjeu, de quitter toute relation fusionnelle ou basée sur un rapport de pouvoir « dominant/dominé ».

Chaque homme est invité à s’appuyer et à intégrer ses forces lunaires (féminines) sans renier son masculin.

Chaque femme est invitée à s’appuyer et à intégrer ses forces solaires (masculines) sans renier son féminin profond et sacré.

Aux femmes donc de prendre à présent l’épée et aux hommes de tenir la coupe !

Il y a bien sûr des pièges à éviter :

La femme : ne pas aller vers un masculin trop coupant, tranchant, revendicateur voir castrateur qui la couperait de sa nature féminine profonde et sacrée,

L’homme : ne pas glisser vers une sensibilité et une vulnérabilité qui le feraient se couper de ses forces masculines.

L’amour auquel laisse place des hommes et des femmes qui ont cheminé vers ce mariage intérieur est un amour plus libre, plus ouvert, moins dépendant.

En effet, « la femme lunaire » qui va développer et ancrer ses qualités solaires, s’ouvre au véritable amour de son être, à sa complétude, quitte la dépendance à l’homme pour accéder à son autonomie.

Elle honore et célèbre son masculin tout autant que son féminin. Sa féminité s’en trouve davantage révélée.

Elle quitte la séductrice et le culte des apparences. Elle ne voit plus l’homme comme une proie à manipuler pour s’en faire aimer, elle cesse de l’attendre et/ou de l’idéaliser. La femme ose alors la vraie rencontre avec l’homme.

Son magnétisme intérieur jaillissant de l’amour qu’elle se porte opère de lui-même sans avoir à entrer dans un jeu de séduction. Elle devient « naturellement séduisante » par cet amour d’elle-même qu’elle rayonne à l’extérieur.

Forte et remplie de cet amour profond, elle ouvre son cœur et aime l’homme sans peurs.

Cette femme nouvelle s’appuie sur ses forces masculines pour créer et offrir au monde sa créativité reflet de son féminin profond et sacré. Elle assume et vit sa nature instinctive et sauvage.

« L’homme solaire » qui va lui développer ses qualités lunaires, honore le féminin en accueillant la femme à la fois dans son féminin sacré et dans toute sa puissance.

C’est un nouveau guerrier qui arrive soutenu par ses forces féminines : un guerrier pacifique, conscient, ouvert, souple et juste. Il cesse de livrer aveuglément d’inutiles combats dictés par ses peurs ou par sa quête de pouvoir.

Cet homme nouveau se déleste de ses armures et entre dans la légèreté d’être.

Il fait place à une virilité nouvelle, révèle son masculin en s’appuyant sur sa douceur, sur sa sensibilité, sur sa flexibilité et sa fluidité.

L’homme qui intègre ses qualités féminines et qui honore son féminin, accède à l’amour profond de son être, ouvre son cœur, accueille et exprime sa sensibilité et sa vulnérabilité.

Il ose la vraie rencontre avec la femme. Il a quitté ses peurs de la femme et du féminin profond et sacré : sa peur de la mort et de la castration, la peur de ne pas être à la hauteur. C’est ainsi que dans la sexualité, il abandonne la quête de performance.

En ayant contacté et intégré ses forces féminines, il est à l’écoute de son senti et de son instinct. Sa réceptivité et son intuition se développent. Une créativité nouvelle prend place, soutenue et nourrie par ses forces féminines.

L’homme ose la rencontre avec la femme sauvage et s’autorise ainsi à vivre son homme sauvage.

 

Le mariage intérieur qui s’opère chez les femmes et chez les hommes

ouvre à une harmonie des plus grandes dans la relation amoureuse et dans leur sexualité.

 

Cet amour que les hommes et les femmes développent pour leur couple intérieur leur permet d’accéder à une toute autre dimension de l’amour. Ils quittent les jeux de pouvoir, les relations conflictuelles et font place à « l’amour véritable conscient ».

C’est un nouvel équilibre qui prend place, une relation vivante et harmonieuse.

L’homme et la femme se rencontrent et s’aiment sans enjeux et sans peurs, et s’ouvrent ainsi à l’amour véritable conscient. Le couple formé réunit non plus deux dépendances mais deux autonomies !

Vers une sexualité nouvelle, l’Union d’Amour Sacrée

Ces hommes nouveaux et femmes nouvelles vivent toutes les facettes de leur intériorité dans leur sexualité, dans cette Union d’Amour Sacrée, en entrant dans « la Danse de l’Amour ».

Le réceptif et l’actif en chacun s’entremêlent et jouent dans une grande fluidité. L’homme et la femme sont tour à tour : aimant(e), accueillant(e), sauvage, créatif/créative, inventif/inventive, désiré(e), désirant(e), doux/douce, tendre, ardent(e), initiateur/initiatrice, actif/réceptif, réceptif/actif, instinctif/instinctive, audacieux/audacieuse, entreprenant/entreprenante.

L’homme désire la femme avant de l’aimer et la femme aime l’homme avant de le désirer. L’homme révèle la femme dans sa sexualité et  la femme emmène l’homme dans la dimension du cœur.

Mais finalement dans la rencontre de l’homme nouveau et de la femme nouvelle, tout se transforme, un mouvement s’opère, un regard nouveau peut être posé…

En effet, la femme sauvage peut s’avérer une véritable initiatrice pour l’homme. En assumant son feu intérieur, en se mettant à l’écoute de ses instincts et en vivant la vraie rencontre avec l’homme, elle invite l’homme à vivre « sa propre nature sauvage ». La femme sauvage peut ainsi révéler l’homme sauvage mais également l’amener dans la dimension du cœur. 

La fin de la guerre des sexes

 

Les hommes et les femmes sont invités aujourd’hui à quitter le jeu de pouvoir entre sexes, quitter les rivalités et les revendications pour véritablement avancer ensemble main dans la main, le cœur ouvert, autonomes et alliés à la fois.

La société peut se trouver transformée ainsi par ces pas que font et feront ces hommes et ces femmes pour quitter l’illusion de « séparation » et intégrer leur Couple Intérieur et l’amour de leur être.

Que ce soit sur le plan relationnel, social, amoureux ou professionnel, de telles unions ou collaborations sont véritablement fécondes.

La complétude de ces hommes nouveaux et de ces femmes nouvelles n’enlève en rien à leur complémentarité. Ensemble ils peuvent offrir au monde de nouvelles idées, de nouveaux projets et de nouvelles créations !

 

Un texte de Nathalie Sadok

Photo: source inconnue

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