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La Plume Sauvage Editions | « Aphorismes et autres pensées poétiques #3 et 4  » de Brune de Lys
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« Aphorismes et autres pensées poétiques #3 et 4  » de Brune de Lys

« Aphorismes et autres pensées poétiques #3 et 4  » de Brune de Lys

3 In/out

 

Le sens du dedans, dehors… le sens de ce qui rime.
Le sens de l’arc des cils, des avantages d’être. Juste là.
Ici au moment ou je pose le tout, les cailloux des mon autel s’imposent au besoin des mystères.
S’allègent des acrobaties sans nom
Peut-être, faut-il s’évader des pourquoi pour refaire les choix.
Peut-être, faut-il s’abandonner au bruit qui coule le long des parois de nos souffles.
Je me laissais aller à la pluie changeante jusqu’à perdre la vue que j’étais dans l’âme à la dérive…
J’ai tout à peu près fait, et pourtant, on ne maitrise rien excepté l’urgence, l’appel qui fait violence, qui demeure niché dans les plis de nos vies.
Ce qui perd patience, ce qui fait palir, ce qui prend fait rougir.
Le seul point d’ancrage que je connaisse est celui qui ravive non les plaies mais la joie presque dérobante parfois de tout attrait ou seulement accourent les fantassins des intimes.
Furieuses, impétueuses, déchirantes ou tendres.
Je ne veux être à la mode que des ivresses, des débordements, des naufrages, de grâce.

 

4/ Il y a

 

Il y a des retours qui ne finissent jamais

à l’écart des autres embrassés, évolués,

à l’écart de ce qui n’est pas,

à l’écart des êtres inanimés, je nous vois…

Je tatônne, cherche ce qui peut réfléchir, correspondre…

D’où viens-tu amertume?

D’où viens-tu précipice, ou se niche l’armistice?

D’où vient le regard qui se noie, berce, abrège, abreuve?

Avant toute chose, je me suis souvenue, puis j’ai oublié… les pertes, les luttes, les fracas…

Mon dieu, faite en sorte que je sois toujours assez forte pour avancer dans les plis de la vie.

A présent, il est temps de renouer là ou la prière s’élance. Là où les âmes demeurent, il ne reste aucune heure de répit.

Là ou les corps s’endorment, il demeure le flottement d’un parfum

là ou je me suis perdu,  j’ai retrouvé le sens

là ou je perds le fil, peut être un jour je retrouverai l’accord… sans attendre seulement uniquement la surprise.

Aspirer à la perle de l’être qui verse son meilleur lait. J’aurais tant aimé tout dire, je suis partie, je suis revenue, sonnant le rappel.

Les dieux se font petit à petit dans l’antre des approximatifs se font et se défont sans qu’on puisse rabâcher, s’ouvrent s’évertuent

Faites que je comprenne les demeures serviles, que j’érode les habitudes amères, que je n’oublie pas les rues sans détour, les rues qui inventent les heures ou culminent les aubes non hostiles… j’avais deviné à travers les heures plaquées les pauvretés qui incombent les pourpres, à cet heureux vide qui fait que le monde puisse tourner encore.

J’ai peut-être entrevu ce qu’était une folie, celle qui libère, j’ai enfin entendu ce qui révèle…

 

 

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Un texte de Brune de Lys

Photo: source inconnue

Voir la fiche auteur de Brune de LYs

 

laurence konieczny

La Plume Sauvage, directrice de la publication et éditrice

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